Métacommuniquer, c’est communiquer à propos de la communication. « Méta » est un terme grec qui signifie « au-dessus de ». Métacommuniquer c’est donc se placer « au-dessus de » l’échange en cours.

Ce terme a été initialement employé par l’anthropologue et psychologue américain Grégory Bateson, l’un des fondateurs de la célèbre école Palo Alto.


Quel est ce phénomène ?

Métacommuniquer est l’action qui consiste à prendre du recul par rapport au contenu de ce que nous échangeons à l’instant t pour observer notre relation, le contexte dans lequel nous échangeons et nos différents signes non-verbaux que nous émettons l’un envers l’autre.

C’est un phénomène relationnel qui mérite une grande attention lorsqu’il s’agit de comprendre une relation ou un système, particulièrement lorsqu’il s’agit d’y introduire un changement.
Elle concerne la façon dont se situe une personne dans une relation découlant de l’interprétation qu’elle fait du comportement de son interlocuteur.

Un outil de compréhension et d’action pour le coach

Métacommuniquer comme outil revient à prendre du recul par rapport au contenu de l’échange. Cela permet de modifier la perception que l’on a d’un sujet et de repositionner les choses en clarifiant ou en redéfinissant la ponctuation d’une relation.
La métacommunication peut intervenir comme processus mais aussi comme un outil d’intervention :
– Comme processus : cela signifie que nous ne pouvons pas métacommuniquer dans le sens où nous transmettons des méta-messages à nos interlocuteurs.
– Comme outil d’intervention : elle permet de réguler et de fluidifier les échanges en permettant une véritable prise de recul, source de compréhension et d’évolution.
La métacommunication demande un certain entraînement car l’un des principaux facteurs pouvant freiner la métacommunication, notamment en cas de conflits, est la difficulté à réguler nos émotions.

4 avantages de la métacommunication

1) Se recentrer sur la relation : métacommuniquer permet de remettre la relation au centre des interactions entre les individus.
2) Rendre explicite : les différents messages non verbaux et les jeux entre les interlocuteurs sont invisibles tant que la lumière n’est pas tournée vers eux. Métacommuniquer revient à mettre en lumière ses messages.
3) Faciliter les échanges sur le contenu du discours : une fois que les interlocuteurs ont métacommuniqué, ils peuvent alors reprendre le fil de leurs échanges à un autre niveau. Ce niveau correspond à une amélioration de la qualité relationnelle à cet instant.
4) Prendre un temps de recul sur ce qui se joue : c’est quand les interlocuteurs s’aperçoivent que la discussion tourne en rond.
Tout ce qui peut appartenir au contexte lors d’une prise de parole fait partie de la métacommunication. Par exemple, dire à quelqu’un qu’on veut lui parler en privé signifie que le message que l’on cherche à lui transmettre est important et confidentiel (ou tout du moins de l’ordre du privé).