De plus en plus d’études montrent que l’estime de soi est au cœur de la performance des personnes, des équipes et des entreprises. Les bénéfices d’une bonne estime de soi sont nombreux : une stabilité émotionnelle, une meilleure résistance au stress et à l’échec, une plus grande capacité à se dépasser et gagner en assurance.

Selon Rosenberg, « Self concept and psychological  well-being in adolescence », l’estime de soi est un indicateur d’acceptation, de tolérance et de satisfaction personnelle à l’égard de soi, tout en excluant les sentiments de supériorité et de perfection. Comprendre et travailler l’estime de soi et l’estime des autres nécessite une connaissance préalable du concept général du Soi qui englobe l’estime de soi. C’est un concept que l’on retrouve dans des domaines tels que la psychologie analytique qui l’envisage comme le centre du psychisme de l’individu et ses pathologies.

Comment comprendre l’estime de soi ?

C’est en 1890 que la notion d’estime de soi fut, pour la première fois, définie par le psychologue américain William JONES. William JONES expliquait que « l’estime de soi se situe dans la personne et qu’elle se définit par la cohésion entre ses aspirations et ses succès ».

  1. Auto-évaluation et jugement de soi (Quelle est ma valeur ?)
  2. Autoréparation (Comment je me traite face à l’adversité ?)
  3. Positionnement social (Où en suis-je par rapport aux autres ?)

estime de soi

L’estime de soi comme baromètre

L’estime de soi est le résultat d’une auto-évaluation. Il s’agit en quelque sorte d’un baromètre révélant dans quelle mesure nous vivons en concordance avec nos valeurs. Elle se manifeste par la fierté que nous avons d’être nous-même et repose sur trois piliers :

 

  • L’amour de soi : On s’aime malgré nos défauts, nos limites et nos échecs rencontrés. C’est grâce à cette force en nous que l’on se construit après un échec. L’amour de soi dépend de l’amour que nos parents nous prodiguent quand nous sommes enfants. Lorsque l’on ne s’aime pas soi-même il est difficile de croire en l’amour que les autres portent sur nous. On ne comprend pas comment les autres peuvent nous aimer. L’amour de soi est donc le pilier le plus important de l’estime de soi.
  • L’image de soi (aussi appelée vision de soi) : Est défini comme le regard que l’on porte sur soi, que l’on se fait de nos qualités et de nos défauts. Ainsi une personne complexée et dont l’estime de soi est basse, laissera souvent perplexe son entourage qui ne perçoit pas les défauts dont elle se croit atteinte.
  • La confiance en soi : C’est la conséquence de l’amour de soi et de l’image de soi. Elle naît de la représentation qu’on a de soi-même par rapport à nos capacités d’accomplir une tâche. C’est percevoir que nous pouvons faire face aux défis du quotidien, c’est avoir confiance en notre capacité à penser, faire des choix, prendre des décisions, nous adapter aux changements.

Evaluation de l’estime de soi

« D’expérience en expérience, j’en arrive à la certitude que je ne suis fait pour rien » Jules Renard.

L’échelle d’estime de soi de Rosenberg est une échelle souvent utilisée par les psychologues exerçant avec des adultes. Le patient est invité à répondre graduellement aux questions suivantes :

  1. Je pense que je suis une personne de valeur
  2. Je pense posséder un certain nombre de qualités
  3. Je suis capable de faire les choses aussi bien que la majorité des gens
  4. Je sens des raisons d’être fier de moi
  5. Je suis satisfait de moi
  6. Je me sens utile

Deux niveaux de l’estime de soi :

  • Haute/basse : Les personnes qui ont une mauvaise estime d’elles-mêmes ont tendance à douter d’elles, à hésiter, à se remettre en question, à quêter l’approbation des autres.
  • Stable/instable : Une personne avec une haute estime se lance facilement dans l’action et lorsqu’elle réussit, cela augmente encore plus l’estime d’elle-même. En cas d’échec, ces personnes ont la capacité de relativiser et de maintenir une haute estime d’elles-mêmes.

Développer l’estime de soi

« Chacun cherche à se fuir, personne n’y parvient, on reste prisonnier du moi que l’on déteste. » Lucrèce

  • S’accepter soi-même et se respecter sans se juger
  • Surmonter ses blocages personnels et ses croyances limitantes
  • Se libérer de l’influence de son propre passé

L’acceptation

La clé de toute guérison passe par l’acceptation que ce soit d’un point de vue physique, psychique ou spirituel. Accepter, c’est d’abord reconnaître ses difficultés, ne pas aller contre et reconnaître sa responsabilité.

De ce fait, il n’y a plus de place pour les frustrations, les colères, les remords, les regrets et tout ce qui peut apporter de la douleur.

Les trois concepts suivants sont proches :

  • Estime de soi : « j’ai de la valeur et des compétences. »
  • Acceptation de soi : « même imparfait, je peux exister et être apprécié. »
  • Autocompassion : « je n’ai pas à me punir lorsque j’échoue ; au contraire, j’ai à me réconforter, pas de double peine. »  

Les blocages et les croyances limitantes

Une croyance est une idée généralisée que vous déduisez à partir de différentes expériences qui marquent votre vie. Cette croyance devient un principe de base qui va guider tous vos choix et vos décisions durant toute votre vie. La croyance n’est jamais vraie à 100%. Disons, qu’il s’agit plus d’une interprétation, une sorte d’explication inconsciente. Il arrive, chez certaines personnes, que les croyances ne soit pas forcement les meilleures ou les plus utiles.

Il existe plusieurs souffrances qui bloquent la confiance et l’estime de soi :

  • Les peurs : elles peuvent se manifester sous forme de stress, d’angoisse et d’insécurité.
  • Les exigences et attentes trop élevées envers soi-même : le fait d’avoir des objectifs inaccessibles ou de s’obliger de les atteindre dans un délai très court.
  • Les blessures émotionnelles : elles peuvent être de l’ordre de traumatisme, de manque de reconnaissance et de manque de sécurité.
  • Les croyances limitantes : elles peuvent être au niveau des capacités, de l’image de soi et de la signification que l’on donne aux événements et à la vie.

Comment améliorer l’estime de soi

Le résultat qui découle d’une mauvaise estime de soi peut générer des effets relationnels pénalisants : comportement hésitant, incapacité à valoriser ses compétences à leurs justes niveaux et le syndrome de l’imposture (renier tout accomplissement ou réussite personnels).

La bonne nouvelle est que la psychothérapie et le coaching, entre autres, proposent des solutions pour permettre de vaincre son manque d’estime de soi durablement.

La PNL est également très efficace. Des exercices sont proposés pour renforcer notamment sa confiance en soi.